L'OURS et la
Demande en Mariage, présentées par la troupe de mon ami Hubert de Pourquery.
C'est un choix qui va bien avec ma biographie et l'auteur a
comme un air de famille.
Ensuite un danseur étonnant (non ce n'est pas Ado jeune !!)
que vous allez apprécier j'en suis sûr.
Enfin une chanteuse originale que j'ai découvert dans mon
album de famille, Miss Karaoké 1931, qui va animer notre soirée coin du feu à l'heure
ou la digestion nous tire vers l'abime. J'ai choisi cet extrait tout
spécialement pour Wakam (les absents ont toujours tort)
Non, non !! il ne s'agit pas de Psilocybe semilanceata
ni d'amanite tue mouche, encore moins de sauce morille-crème fraiche ni même de
fricassé de girolles.
Champignon est un cheval et cet article raconte mes
aventures avec ce quadrupède fort sympathique.
Cette année j'ai décidé de passer au moins un mois chez mon
ami Laurent à Bichino quelque part au milieu du Brésil dans un
territoire pré
amazonien.
Craignant l'ennuie et l'enfermement j'ai pensé judicieux (judicieux n'est pas
forcément une de mes qualités) de m'occuper d'un cheval : de le soigner,
de le monter etc ..
En fait pris entre l'ashram et la jungle tropicale je
préfère la jungle !! Mais comme on va le voir ci-après je n'ai pas
vraiment évalué les risques ....
Notre ami Jean (voisin de LL = Laurent Lange avec
deux L, mais où sont passées les ailes ??) a proposé, pour mon usage, son
cheval Champignon. Cheval fort délaissé depuis que les activités de Jean l'obligent
à fréquenter la ville (Belo Horizonte).
Donc voilà Champignon qui arrive un beau matin avec son
maître après quelques aventures pour le retrouver dans le vaste territoire
avoisinant où il se ballade d'ordinaire très librement et apparemment heureux !!
Plusieurs problèmes se sont posés immédiatement :
1)
Préserver le territoire et le jardin existant.
2)
Eviter que le cheval endommage les escaliers de
pierre et les rambardes diverses.
3)
Ne pas abimer (ou simplement « user »)
le matériel de cavalerie, selle et autre.
L'unique solution réside à loger le cheval dans mon
territoire et à se passer provisoirement de toute sellerie, et c'est alors que
les vrais problèmes se sont posés !!
Ce territoire est devenu un quasi cloaque où seul le chemin
qui le traverse semble « accueillant ». Tout autour la nature se
partage entre marais nauséabond et lande envahie par des herbes et plantes
tropicales habitées par des colonies de Carapat et autres bestioles venimeuses.
Ci-après vous pourrez visionner un film tourné en 2000 au
moment de l'achat de ce terrain qui ressemblait encore à un « investissement »
avec une petite ferme (qui a disparu avec les tuiles de son toit), des prairies
avec des chevaux, des clôtures entretenues, une jolie fille plein d'humour ...
Aujourd'hui, en tout cas, la tranquillité est définitivement
assuré, ni touristes ni même buffles pour pâturer et entretenir quelque peu.
De toute façon il y a
comme un bruit dans la montagne qui brouille définitivement la communication
avec les indigènes même ceux qui apparemment auraient bien voulu entretenir ce
terrain. On verra que ce problème de communication nous jouera encore un
(mauvais) tour dans la suite de cette aventure.
Donc la seule activité quotidienne avec Champignon consiste
à faire les « 100 pas » le long du chemin (comme une passerelle au-dessus
du cloaque) en lui proposant quelques grains de maïs pour l'attirer.
(clicker sur l'image pour visionner le film)
Au bout d'une semaine on se lasse, normal, d'où ma décision
d'aller acheter du matériel, selle et autres babioles, pour enfin pratiquer.
Donc un matin direction Dores de Campos, la capitale local
du cuir. On emprunte pour cela le Pick-up de Vania (la copine de LL et il y
aurait tout un chapitre à consacrer à ce Pick-up mais c'est une autre histoire).
Et nous voilà partie aux emplettes diverses, Jean, LL et moi.
Le lendemain, impatient d'essayer tout ce bel
investissement, je vais à la rencontre de Champignon ... mais pas de cheval, ni
ce jour, ni le lendemain, ni le surlendemain. Disparu le canasson !!
Laurent est dans tous ses états : on l'a volé, il est mort
enlisé dans le marais puant, il s'est sauvé chez les voisins (la clôture est
quasi abandonnée) ... bref toute une panoplie de scénario catastrophe avec quelques
interrogations concernant le moral de Jean qui a perdu (définitivement) son
cheval.
Croit pas trop aux drames (aucun vautour dans le ciel) et
alors on décide avec Jean de partir à sa recherche, c'est le meilleure de cette
aventure parce qu'on a fait une jolie ballade dans les environs.
J'ai pas mal communiqué avec Jean en mangeant des oranges
sauvages en traversant le site quelque peu abandonné de Renato et Monica, assis
dans deux fauteuils légèrement moisis sous la véranda de cette petite maison
perdu dans la jungle. On a rencontré pas mal de chevaux, et quelques
personnages du voisinage, mais toujours pas de Champignon...
Retour à l'ashram où travaillent tous les jours plusieurs
ouvriers « indigènes » (un jardinier, un maçon, un aide maçon, un
charpentier, une cuisinière) et on croise, Jean et moi, un de ceux-là, par
hasard qui rentre chez lui ... il nous dit en rigolant « le cheval il est là !!
Je le voit tous les jours, il n'est jamais partie ... ». Et de fait on le
retrouve, mal en point, il devait avoir quelques difficultés de boire l'eau du
cloaque, et c'est pour cela qu'il ne répondait plus à mes appels, affaibli dans
les hautes herbes, justes le soir il descendait vers la portière qui clôture le
chemin et c'est là que tous ces ouvriers l'apercevaient !!
De toute façon il y a comme un bruit dans la montagne qui
brouille définitivement la communication avec les indigènes même ceux qui
apparemment auraient bien voulu nous rendre service et nous aider immédiatement
à retrouver Champignon : au moins si ils avaient su qu'on le recherchait « désespérément »
depuis plusieurs jours.
Donc « exit » Champignon récupéré à juste titre
par son maître. J'ai toujours pas essayé ma selle ni fait du cheval,
grâce à
Renato et Monica j'en aurais l'occasion quelques jours plus tard.
(clicker sur l'image pour visionner le film)
Fin de l'aventure. Je voulais conclure par une « morale »
philosophique mais je pense que j'ai réglé quelques comptes débiteurs et je me
sens soulagé (un peu).
Tiré du « Gaie Savoir » de Nietzche, un aphorisme
que je rumine souvent : « quel est la plus belle humanité ?? C'est
d'épargner la honte à quelqu'un".
Ce site pourquoi ??
Pour nous permettre à tous de communiquer, famille et amis, avec des textes, des images, du son.
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